Mardi 22 Mai 2012








Easy Jquery Auto Slideshow Image Rotator
  • pic1
  • pic2
Votre avis sur...

CHEMINS D'UNE ALTERNANCE MENTALE EN AFRIQUE: le cas du Sénégal

 BOYE
Mercredi 11 Août 2010

Notez [Ignorer]
''''''Tu seras peut être d’accord avec moi, qu’en ce moment, au Sénégal par exemple, nous ressemblons plutôt à des êtres culturellement culpabilisés, c’est à dire, des êtres qui font plus apparaître leurs défauts que leurs qualités.
Partout, dans les familles, sous l’arbre à palabre, sur les routes, au bureau, à l`usine, au marché, chacun cultive la manie de critiquer chez les autres ce qui le dépasse, mais se garde bien de juger le peu dont il est capable.
Chacun veut jouir d’une grande paix, mais ignore qu’il n’a aucune chance de vivre en paix s’il n’a pas appris à ne pas se dépenser au-dehors, c'est-à-dire, à ne pas se mêler de ce que disent et de ce que font les autres, à ne pas s'immiscer dans les affaires d'autrui.
Chacun projette ses doutes, ses peurs, ses angoisses, son mal être et ses échecs sur les autres comme si la faute leur incombe, mais refuse d’entreprendre le travail d’introspection nécessaire à sa propre croissance.
Chacun se méfie du travail maléfique de l’autre, du collègue, du voisin ou d’un proche parent, justifie souvent ses échecs comme les conséquences désastreuses d’un «mauvais sort», d’un «mauvais œil» ou d’une «mauvaise langue», mais ne se rend pas compte, qu’en réalité, il ne fait que rejoindre la longue chaîne de la superstition.
Chacun cherche coupables à son infortune et à ses malheurs, mais ne se doute, à aucun moment, que c’est la projection de ses propres contradictions qui provoque, certainement, d’aussi tristes dénouements.
Chacun cherche les moyens de se défendre ou de se protéger de l’autre, sans savoir qu’il ne fait rien d’autre que de perpétuer ses sensations de menace et de proclamer que ses peurs sont réelles et ses terreurs justifiées.
Chacun s’évertue à cultiver ses relations spéciales afin de se prémunir de la pénurie, mais refuse de reconnaître qu’il n’existe pas de repas gratuits et que la nature ne tolère pas ceux qui, à long terme, ne font rien pour elle.
Chacun semble attendre devant sa porte le bon moment sans entreprendre quoi que ce soit, mais ignore que le bon moment n’arrive jamais et que ce n’est qu’en se mettant à l’ouvrage avec les outils dont on dispose qu’on peut en trouver de meilleurs.
Chacun semble exiger la réussite à tout prix, mais refuse d’accepter qu’elle est, en soi, une récompense rare et qu’on ne peut que la mériter.
Chacun cherche à prendre n’importe où un petit peu de gratifications, de bénédictions, de protections et de richesses, sans savoir que les tentatives frénétiques de cupidité n’entraînent que des frustrations et que ce n’est qu’en refusant sa misère intérieure qu’on peut s’enrichir.
Chacun s’efforce de tirer son semblable dans son propre trou afin que celui-ci partage son impuissance et son inertie, ou, à défaut, manigance contre lui pour ôter de ses mains braves et généreuses le peu qui lui reste.
La plupart d’entre nous, animés par un insatiable désir de posséder tout ce qui leur plait, les honore et les valorise, ont préféré s’engouffrer sur les chemins de l’arrivisme, de l’aversion, de la jalousie, de la malveillance, de l’avidité, de la convoitise et du mensonge.
Mentir en permanence et de façon astucieuse, tromper à la moindre occasion et de façon émotionnelle, sont devenus choses tellement courantes, qu’on peut se demander, des fois, si nous ne sommes pas entrain de bâtir une société où les individus seraient mieux à l’aise dans le mensonge que dans la vérité
Tout se passe, comme si un manque profond de vérité intérieure avait rongé tous les rapports, et même si l’amour des hommes, la droiture et la moralité sont toujours proclamés extérieurement comme des idéaux élevés, intérieurement, l’envie et la cupidité empoisonnent tout.
C’est, aujourd’hui, dans l’air du temps, de ne plus hésiter à nuire aux intérêts d’autrui pour parvenir à ses fins, de se réjouir des malheurs des autres, particulièrement, de ceux que nous estimons nous faire de l’ombre, et de cultiver les jugements dévalorisants et diffamatoires.
Nous ne voulons pas reconnaître que la force est toujours au-delà de notre capacité de détruire et l’accepter en échange est à notre portée.
En vérité, nous continuons de semer des graines vénéneuses et nous nous étonnons ensuite que la récolte soit mauvaise.
Nous sous estimons les répercussions de nos actes, de nos pensées et de nos paroles et nous nous étonnons d’être si souvent surpris.
Nous aimons souvent raconter des histoires concernant les conséquences d’une action qui ont mûrit au fil du temps, et qui, plus tard, sont retombées sur celui ou celle qui l’a accomplie, et nous ne faisons pas suffisamment attention à ce que nous cultivons en nous-mêmes.
Nous aimons parler de problèmes sociaux, alors que les problèmes ultimes, reposent, muets, au plus profond de nous mêmes.
Nous aimons parler de protection de l’environnement ou plus récemment de développement durable, alors que le plus grave et le plus urgent, reste, sans aucun doute, la dégradation de l’homme environné par d’autres hommes.
Nous refusons toujours de nous soumettre à cet examen méthodique et fécond qui conduit forcément à s’apercevoir que les causes profondes de notre « mal être » et de nos dysharmonies ne proviennent pas de l’extérieur, mais prennent naissance en nous-mêmes.
Nous semblons tellement habitués depuis si longtemps à nos défauts, qu`ils nous collent à la peau, que nous avons un mal fou à imaginer la vie sans eux.
Sous prétexte que la perfection n’est pas de ce monde, nous les avons si soigneusement conservé que nous avons fini par croire que les défauts ne sont plus des défauts et les mérites ne sont plus des mérites.
Nous prenons un malin plaisir à mettre les jeunes au cœur de la société en perdition, à leur reprocher leur violence, leur stupidité, leur désobéissance, leur manque de patriotisme, leur sexualité irresponsable et leur amour de l’argent, alors qu’ils ne font rien d’autre que nous restituer ce qu’ils ont mémorisé, donc, ce qu’ils ont appris, et de faire ouvertement ce que nous dissimulons.
Parce que nous avons été incapables, par l’intermédiaire des médias, d’imaginer et de créer nos propres images de rêves, qu’ils se sont tournés vers des images et des modèles à suivre, vers les fantasmes et les représentations qu’ils reçoivent en permanence de téléfilms et qu’ils considèrent comme les leurs.
Sans pudeur aucune, nous parlons de changement alors que le ciel du changement nous donne le vertige.
Sans retenue aucune, nous parlons d’émergence alors que nous avons toujours la tête au fonds du puits.
Sans conviction aucune, nous parlons de renaissance alors que la renaissance est l’acte par lequel on corrige ses faux pas précédents en allant de l’avant, le mécanisme par lequel on se libère du passé en avançant, la correction des erreurs passées qui permet d’éviter à revenir constamment sur ses propres pas sans espoir de retour.
De nos jours, les grandes foules qui croient avoir entendu la trompette du jugement dernier n’ont jamais été aussi nombreuses. Tout se passe, comme si leur mort individuelle leur parait avoir plus de valeur réelle que leur unité vivante, comme si la vie n’est pas aussi précieuse que tout ce qu’elles ont fabriqué.
Chacun cherche le ciel, mais refuse de reconnaître qu'il ne peut y aller qu'en montant sur ses propres épaules.
Chacun cherche à s’élever jusqu’au ciel, mais ignore que le ciel n’est ni un lieu, ni un endroit, ni quelque chose d’extérieur à soi, mais simplement la conscience d’une parfaite unité, la connaissance qu’il n’y a rien en dehors de cette unité, le sentiment d’être transporté hors de soi même, le sentiment d’une réelle évasion hors de toute limitation, une expérience soudaine de paix et de joie.
Chacun aspire à des vibrations célestes, mais oublie que les vibrations terrestres méritent le même respect, les mêmes efforts, et qu’il serait étonnant que le progrès spirituel puisse se manifester sans que les petites choses de la vie ne véhiculent leur part de sacré.
Chacun cherche le suprême salut, mais oublie que c’est toujours dans l’instant présent, dans le quotidien et dans l’ordinaire que les véritables changements ont lieu.
Chacun proclame sa foi en Dieu, mais refuse de penser que la foi veut dire autre chose que de s’installer confortablement sur sa natte et de tout laisser entre les mains de dieu, encore, faudrait il participer à son avènement.
Chacun s’entête à défendre une idée de dieu plus glorieuse que celle du semblable, mais ne se rend pas compte, qu’en réalité, il n’exprime rien d’autre que son propre désir de vengeance par dieu ou idoles interposées.
Chacun dit et semble croire que dieu est tout, mais ressent, en même temps, le besoin d’élire une voix plus qu’une autre comme étant celle de dieu
Chacun dit avoir appris que dieu sait tout, qu’il est d'Est en Ouest, donc omniscient, avec une grâce immense, mais préfère lui parler en empruntant d'autres langues comme si on pouvait être un génie dans la langue d’autrui, ou se tourner vers des directions particulières comme si le plus important n'était pas la source où nous imbibons nos coeurs et les sentiments qui nous agréent.
Chacun proclame à sa manière que c’est le Seigneur qui enrichit et appauvrit, abaisse ou élève, mais oublie que le Seigneur est celui qui domine nos pensées, celui qui détient le pouvoir suprême de notre subconscient, l’intime conviction qui anime nos paroles, nos pensées et nos actes les plus élevés.
Chacun semble reconnaître que dieu ne peut partager que la connaissance parfaite, donc ne guide pas, mais ne cesse pour autant de proclamer son besoin d’être guider, alors que guider, c’est, sans aucun doute, évaluer, c’est admettre- sublime contradiction- qu’il y a une voie juste et une voie fausse, une voie à choisir et une voie à éviter.
Chacun estime que dieu ne donne qu’également, donc ne fait pas de différence ou de distinction quelconque, mais refuse d’admettre que reconnaître son don en qui que ce soit, c’est, aussitôt, reconnaître ce qu’il lui a donné.
Chacun se sent obligé de faire beaucoup de bruits ou d’élever sa voix pour rendre grâce à dieu, mais s’interdit de penser que si le bruit est désagréable aux êtres humains, il doit aussi, sans aucun doute, l’être pour dieu.
Chacun, certainement, par manque d'inspiration et de créativité, ou par besoin de bénédictions, chante, danse, dessine et proclame à sa manière la merveille de dieu et de ses « élus » comme si « dieu faisait acception des personnes », mais omet de rajouter dans sa chanson, sa danse, son tableau ou sa profession de foi, que dieu n’a pas d’ego pour accepter des louanges ni de perception pour juger et qu’à moins de développer la mission qui nous correspond sa joie ne peut être totale parce que la notre ne l’est pas.
Chacun s’efforce toujours d’aller apprendre où de chercher « mystiquement » ce qu’il ne connaît pas, mais ne fait aucun effort pour approfondir ce qu’il connaît déjà.
Chacun se préoccupe de trouver la potion magique ou la recette surnaturelle qui lui permettra de voler plus haut que les autres sans le moindre effort, mais s’interdit d’apprendre que les vertus que contiennent la potion ou la recette sont dans son propre esprit.
Chacun rêve de rencontrer un jour l’alchimiste de sa vie, mais ne se doute à aucun moment qu’il constitue lui-même l’alchimiste suprême.
Chacun veut devenir illuminé en imaginant ses personnages exclusifs de lumière, mais ne fait aucun effort « pour rendre l’obscurité consciente » .
Nous ne voulons même pas encore admettre, pauvres de nous, qu`il n`y a pas dans la corne d`un animal mort, d`un « gris-gris », d’un talisman, d’un anneau, d’encens, d’amulettes ou d`un objet quelconque, de qualité inhérente qui puisse être bénéfique ou nuisible à l`esprit et que chacun d’entre nous façonne sa destinée au moyen de ses pensées et de ses sentiments habituels.
Nous ne voulons pas admettre, que rien ne peut arriver à quiconque sans qu’il n’y en ait dans son esprit l’équivalence et que chaque fois que nous entretenons en nous l’idée qu’il y a quelque chose ou quelqu’un d’autre à l’extérieur qui nous fait ceci ou cela, nous cédons aussitôt notre pouvoir d’y changer quoi que ce soit.
En refusant de faire nôtre la seule loi qui s’applique à tous les peuples, à savoir, que la loi de la vie est une loi de croyances et que ce sont les idées, les pensées et les croyances que nous acceptons qui s’impriment et qui se manifestent en tant que expériences, conditions et événements, nous avons bloqué toute possibilité de faire notre révolution culturelle.
A force de ne pas reconnaître que ce n’est point la chose que l’on croit qui a de l’importance mais la croyance elle-même, et que l’objet de notre foi soit vrai ou faux nous obtiendrons un résultat, nous avons cédé notre pouvoir de devenir de vrais pionniers et d’emprunter de nouveaux chemins.
Comme si, pour nous, il n’était pas évident de reconnaître que ce que nous obtenons est le résultat de nos convictions, le résultat de ce qui nous ressemble.
Comme si pour nous, il n’était pas plus probable que si nous croyons que l’eau bénite d’un lieu saint ou les gris gris d’un saint homme nous sauverons, c’est notre croyance subconsciente qui obtiendra des résultats mais ce ne sont, certainement, ni l’eau ni les gris gris qui les obtiennent.
Comme si, à force de rendre visible l’invraisemblable, ce qui est vrai et qui possède la faculté d’être nous est devenu invisible.
Petit à petit, nous avons laissé la fonction de marchands spirituels patiemment tisser ses toiles sous fonds de pauvreté, de carences, d’impuissances et de peurs, jusqu’à devenir une des activités les plus lucratives de la société. « Dieu m’a parlé » ou a parlé aux miens est devenu un moyen de se recycler dans une fonction sociale qui assure le prestige et l’aisance
Nous avons préféré garder le silence en faisant semblant d’oublier, à nos risques et périls, que toute pensée irrationnelle est une pensée désordonnée et qu’on n’entraîne pas impunément toute une jeunesse, toute une nation et ses représentants, à accepter les choses les plus extravagantes, les erreurs les plus grossières, les idées les plus invraisemblables, sans l’affecter dans ses performances et sans l’atteindre gravement et profondément dans sa croissance intellectuelle et morale.
Nous avons dépensé tellement d’énergie à force de vouloir consulter à tout prix, à force de vouloir donner notre gloire à un autre et notre honneur aux idoles, à force de vouloir confier nos résultats aux forces occultes, aux féticheurs, à ceux qui interrogent les cauris et les astres, à ceux qui pronostiquent d’après les nouvelles lunes, que, finalement, nous sommes fatigués, si fatigués, que la raison recule, la confiance en soi s’étiole, l’effort s’amenuise et la lassitude s’étend.
Nous avons tellement voulu saisir l'insaisissable, que, finalement, nous sommes épuisés, si épuisés, que s’évaporent, peu à peu, les résolutions prises et les leçons qu’on s’était promis de ne plus jamais oublier.
En effet, nous nous croyons tellement indignes que certains ont même fini par oublier leur propre nom de famille et ont opté de demander au nom de n’importe qui, sauf le leur.
Nous avons tellement pris l'habitude dans tous les actes de la vie quotidienne de soupirer instinctivement et mécaniquement 'Inch'Allah' (si Dieu veut) ou « amen » que nous avons fini par oublier notre responsabilité personnelle, qu’il ne suffit pas d’être né, encore faut- il se créer, qu’on ne reçoit pas son âme, encore faut- il la forger.
Nous aimons crier à tue tête que c’est « la volonté de dieu » , alors qu’à vrai dire, celle-ci ne devrait impliquer aucun effort, aucun sacrifice, aucune contrainte, aucune exigence, dés lors que nous acceptons, que c’est, aussi et surement, la notre
Nous avons regardé prospérer cette étrange conception du monde qui veut nous faire croire qu`il y a ceux qui savent, ceux qui ont pénétré les secrets des dieux et qui ont du pouvoir, comme si ce qui est caché pouvait avoir de la valeur, comme si ce qui est caché pouvait être partagé, comme si ce qui est caché pouvait être utile, et ceux qui sont condamnés à être « hors du champ de compréhension », donc ceux qui doivent admirer, s’extasier, s`étonner et suivre sans comprendre ce que l’on croit. .
Nous continuons d’exposer à nos esprits et à l’esprit des autres, une conception d’un dieu « parent », un dieu tout puissant, créateur et décideur de tout, un dieu justicier, courroucé et vindicateur, dispensant récompenses et punitions, qui entend toutes les prières, mais qui dit oui à certaines parce qu’elles sont branchées, et non à d’autres parce qu’elles sont hors du circuit de la création.
Nous persistons à entretenir l’idée d’un dieu égocentrique, qui, au sommet de sa gloire, nous aurait crées avides d’irréel ou du totalement inaccessible.
Certains d'entre nous, comme pris de panique, s'appliquent tous les jours à fréquenter assidûment tous les lieux où ils seraient assurés de rencontrer la face de Dieu.
Nous avons choisi de croire et de faire croire à des générations entières que Dieu est une créature complexe qui communique exclusivement avec des outils hors normes et seulement avec des gens hors normes dotés de facultés extraordinaires.
Même s`il est vrai qu`il n`y a point d`absurdités si insupportables qu’elles soient qui ne trouvent des approbateurs, rien n`est jamais survenu pour mettre fin à notre incrédulité et nous aider à comprendre, qu`en réalité, il existe peu de vrais guides, et que de tous temps, même les visions et les révélations originales des grands sages ont, le plus souvent, dans l`histoire, été mutilées par des disciples ignorants ou rétrécies par des dévots trop zélés.
De tous temps, la réforme des visions et des révélations des grands sages a été rendue difficile parce que les vies sont brèves et les mensonges énormes.
C’est à croire que chez nous, l’idée d’un dieu dont il ne faut pas avoir peur, qui n’a jeté ni rejeté personne, qui n’est pas à craindre, qui ne juge pas et qui n’a aucune raison de nous punir, n’arrange pas grand monde et qu’une pareille idée est tout simplement trop belle pour une société qui préfère se cacher dans les ténèbres en niant la lumière à ses enfants, une société qui n’ose pas imaginer, un seul instant, que nous sommes les mains et les pieds de dieu.
On a dû oublier de nous dire que le véritable but de toute réalisation spirituelle est, sans aucun doute, de nous libérer afin que nous puissions vivre dans l’innocence et dans l’amour, et que ce que nous pouvons retirer de la religion ne dépend que de nous pourvu qu’elle ne soit pas une routine qui ne progresse pas du tout.
On a dû oublier de nous dire que dieu est plutôt un observateur, qu’il nous a crée à sa ressemblance, qu’il nous a donné le libre choix de faire ce que nous voulons de la vie, que nous ne pouvons le voir qu’en nous regardant nous-mêmes dans le miroir qu’il nous tend et qu'il est tellement miséricordieux qu'il ne change jamais ce qu'il y'a dans les gens jusqu'à ce qu'ils aient changé ce qu'ils ont en eux mêmes.
Si dans le mode de relation que nous tentons de tisser avec lui, nous nous considérons comme des « enfants», notre rapport avec lui sera celui d’un protecteur. Ce rapport se modifiera si nous sommes des créateurs parce que nous voudrions partager ses fonctions ; Il en sera toujours ainsi, quelque soit notre choix : que nous fassions le choix de la peur, du pouvoir, de la paix, de la clairvoyance, de la connaissance de soi, du choix d’aimer et de guérir
On a du oublier de nous dire que dieu n’est ni une image, ni une chose, ni rien de particulier, mais tout ce qui possède la faculté d’être, donc, tout ce qui existe, car la vie est aussi sainte que la sainteté par laquelle elle fut crée et que toutes les créations vivantes contiennent dieu en elles en vérité.
C’est à se demander, parfois, si nous n’avons pas oublié, toutes générations confondues, que dieu n'est ni fou ni féroce au point de vouloir garder le pouvoir que pour lui même, que le père est père par son fils, que la cause est faite cause par ses effets, que c’est parce qu’il n’a pas voulu être tout seul qu’il nous a crée, et que toutes les grandes révélations, portent, avec elles, le message de notre propre divinité
Les vrais guides ne sont pas toujours ceux qui ont le plus disciples mais ceux qui sont capables d’aider les autres à être les auteurs de leur propre vie.
Les vrais guides ne sont pas toujours ceux qui brillent de mille éclats, ceux qui aiment raconter leurs exploits devant des foules médusées, ceux que nous écoutons avec un espoir mélé de craintes, mais ceux qui éclairent sans éblouir, ceux qui savent que le grand art ne connaît aucun ornement et que la lumière authentique, non seulement, n’a pas besoin d’être reconnue, mais encore, qu’elle met une certaine pudeur à montrer son propre éclat.
Les vrais guides sont ceux qui ont toujours admis, sans parti pris, qu’il y’a, sûrement, plusieurs demeures dans la maison du Père, qu’elle n’est pas toujours ce qu’on croit ou celle qu’on attend et que le vrai miracle n’est pas de voler dans les airs ni de marcher sur les eaux mais de marcher sur la terre.
Les vrais guides sont ceux qui sont capables de rappeler aux 'associateurs ', c'est à dire, ceux qui associent à dieu d'autres que lui, ceux qui vénèrent et adorent des idoles, des anges, des héros ou des grands hommes, que si l'ultime demeure auprès d'Allah n’était réservée qu’à ces derniers et seulement à ces derniers à l'exclusion des autres gens alors « ils devraient souhaiter la mort immédiate s'ils sont véridiques ».
Les vrais guides sont ceux qui savent que s'il suffisait de s'asseoir cuisses croisées pour connaître le suprême bien toutes les grenouilles seraient Bouddha et qu'aucune conscience du bien ne peut être déposée ailleurs que dans l'intimité du coeur et l'esprit de l'homme.
Les vrais guides sont ceux qui savent que les meilleurs propagandistes d'une cause spirituelle ont toujours été ceux qui ont prêché par l'exemple et qui ont exposé leurs principes ensuite.
Les vrais guides ne cherchent pas la gloire et ne jouent pas de rôle. Ils sont plus eux-mêmes que « maîtres ». Ils ne font pas de « business » avec leurs enseignements et ils savent voir des « maîtres » chez leurs propres disciples
L’expression, « on ne se moque pas dieu », n’est pas une mise en garde mais un encouragement, car on se moquerait de dieu si l’une de ses créations manquait de sainteté et si la création n’était pas entière''''
TOURE BOYE
SOMONE SENEGAL
toureboye57@hotmail.com

EXTRAITS DE LETTRE A UN JEUNE AFRICAIN OU CHEMINS D'UNE ALTERNANCE MENTALE PUBLIE AUX EDITIONS DE L'HARMATTAN EN 2009 PAR TOURE BOYE
 cisse
Mercredi 22 Septembre 2010

Notez [Ignorer]
J'ai beaucoup aimé ton texte. C'est à nous de se changer et de changer notre société
 touté boye
Jeudi 7 Octobre 2010

Notez [Ignorer]
Merci cissé. Si tu me laisses ton mail, je t envois un ex
MERCI ENCORE

Votre nom :


Votre email :
 (non publié)


Message
B i u  QUOTE  URL  IMG
Balise embed   Annuler ou
Votre vidéo sera affichée en dessous de votre post.